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Dossier de presse

 

La petite fille qui aimait trop les allumettes est l’adaptation cinématographique du roman culte de Gaétan Soucy, œuvre phare traduite et distribuée dans une trentaine de pays, dont la qualité artistique et le pouvoir d’attraction ont été soulignés à l’échelle de la planète. Avec son approche singulière et sans compromis, le cinéaste Simon Lavoie parvient à transposer de façon magistrale au grand écran le ton saisissant du livre, en créant un univers à la fois rempli de cruauté et de poésie, où se mélangent naïveté et sensualité.

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Synopsis

Élevés seuls par leur père dans l’obscurantisme religieux et le mensonge, deux adolescents sans nom vivent reclus dans un manoir décrépi à la campagne. Un matin, quand ils trouvent l’homme pendu dans sa chambre, ils sont brusquement livrés à eux-mêmes.

Le réalisateur

Simon Lavoie signe plusieurs courts, dont Une chapelle blanche (Prix Jutra 2006), puis réalise son 1er long en 2008, Le déserteur. S’ensuit Laurentie (coréalisé avec M. Denis) lancé à Karlovy Vary en 2011, primé au Raindance Film Festival à Londres et au Polar Lights Film Festival de Saint-Pétersbourg. En 2012 il signe Le torrent, adapté d’une nouvelle d’Anne Hébert, puis refait équipe avec M. Denis pour Ceux qui font les révolutions à moitié n’ont fait que se creuser un tombeau (Meilleur Film Canadien au TIFF 2016, Prix Mention Spéciale Generation 14Plus, Berlinale 2017). La petite fille qui aimait trop les allumettes (2017) est son 5e long métrage.

 

Énoncé du réalisateur Simon Lavoie

Pour moi, La petite fille qui aimait trop les allumettes est un récit initiatique ayant qualité de métaphore. Le film parle d’identité, d’affranchissement et du poids d’un passé qui conditionne le présent. C’est le récit de l’émancipation progressive d’une jeune fille qui s’ignore et qui n’a pas appris à nommer les choses du Monde, à être au Monde. La mort de leur père tyrannique qui détenait seul les clefs de l’univers pour cette jeune fille et son frère constitue « l’année zéro », ce moment décisif, crucial, où tout vient à changer; Frère s’enfoncera dans une sorte de repli, et la jeune fille, elle, tentera de s’émanciper et de s’affranchir, notamment par la connaissance. Cette connaissance passe en partie par cette appropriation du contenu de quelques « livres interdits » oubliés ici et là par Père. Notre jeune fille s’obstine à déchiffrer ces ouvrages qui agissent comme une fenêtre ouverte sur le monde, qui participent de cette prise de conscience. Cette appropriation fera en sorte que la doctrine de Père – qui se fissure déjà largement de son vivant – s’écroulera littéralement sur elle-même à sa mort, dans l’esprit de la jeune fille. Après cette « grande noirceur » qu’était son existence jusqu’alors, il sera donné à notre protagoniste l’occasion de faire sa place dans le Monde. 

Pour l’écriture du scénario, je suis reparti de l’impression première que m’avait faite la découverte de ce roman, à l’époque. D’abord le sentiment d’être devant un matériau littéraire fulgurant, de haut profil artistique. Une première intuition se forma donc dans mon esprit : de ce roman sans compromis devait naître un film sans compromis. Mais la transposition d’une telle œuvre littéraire au cinéma n’était pas aisée et n’allait pas de soi. Il m’apparaissait qu’il fallait, pour y parvenir, faire des choix tranchés, des choix assumés. J’étais persuadé en premier lieu qu’il me fallait purger ce récit littéraire de tout ce qui n’était pas filmable, pour parvenir à le transposer à fond dans le pur langage du cinéma. Il fallait privilégier l’action et l’évocation par les images, plutôt que par une narration parlée. Par conséquent, les données narratives qui étaient impossibles à incarner dans des scènes ou qui ne pouvaient pas être évoquées par des images (ou transmises par des dialogues dépouillés) devaient être écartées en totalité ou en partie du scénario dans une optique d’économie narrative. Y perdrait-on au change ? J’avais la certitude que non. Au contraire, ce récit fabuleux porté par des personnages singuliers pouvait selon moi « fonctionner » sans une voix off qui viendrait expliquer, relater et commenter l’action. 

Les jeux de dialectique, le travail sur la langue, les niveaux de mise en abîme et le métalangage qu’opère l’auteur, s’ils participent bien sûr d’une logique interne indissociable des aspects narratifs du roman, n’en appartiennent pas moins à la littérature. Ils ne devaient pas masquer ni nous faire douter de la force et du pouvoir d’évocation brut de ce récit. Dans mon film, j’ai voulu redonner toute sa place à cette extraordinaire histoire, à ce récit âpre et d’une force poétique prodigieuse qu’a créée Gaétan Soucy et qui se trouve parfois dissimulé derrière l’ornementation littéraire baroque non moins digne d’intérêt du roman. Dans mon adaptation, je souhaitais donc que l’on vive les choses avec le protagoniste principal, et ce, en même temps que lui. Qu’on soit plongé dans l’action, à ses côtés, au cœur des bouleversements qui surviennent dans sa vie.

Information

Librement adapté du roman de Gaétan Soucy publié aux éditions du Boréal

Compagnie de Production : GPA Films

Pays d’origine : Canada 

Genre : Drame

Année d’achèvement : 2017

Durée : 111 min

Format de tournage : RED Epic Monochrome 6K

Format d’exploitation : DCP 2K

Ratio d’image : 1.62/1

Image : Noir et blanc

Format du son : Stereo Surround 5.1

Langue originale : Français

Sous-titres : English

Marine JOHNSON

La jeune fille

Native de Montréal, Marine Johnson est une jeune comédienne âgée de 18 ans qui étudie actuellement au Cégep Saint-Laurent en théâtre. Tout au long de son parcours académique, Marine a eu l’occasion de se perfectionner tant en chant, en musique qu’en théâtre. Lors de ses débuts, elle décroche un premier rôle dans le court-métrage Ina Litovsky, d’Anaïs Barbeau-Lavalette, grâce auquel elle est récipiendaire du prix UDA de la meilleure interprétation féminine 2012.  Marine a également obtenu le rôle principal d’Émilie dans le long-métrage Y’est où le paradis ? réalisé par Denis Langlois en 2016. Elle obtient, la même année, le rôle de La Jeune fille dans le long-métrage La petite fille qui aimait trop les allumettes, d’après le roman de l’auteur québécois Gaétan Soucy, réalisé par Simon Lavoie et produit par Marcel Giroux. On la verra également cet hiver dans le film De l’amour pour Noël de Sophie Lorrain.


Antoine L’ÉCUYER

Frère

Dès l’âge de 6 ans, Antoine L’Écuyer commence à suivre des ateliers en art dramatique et c’est en 2008 qu’on le découvre dans le long-métrage C’est pas moi, je le jure ! de Philippe Falardeau où il interprète Léon, le personnage principal, un rôle qui lui vaudra le Prix du meilleur acteur au Festival du film de l’Atlantique. En 2009, il interprète Daniel dans le long métrage Pour toujours… les Canadiens ! réalisé par Sylvain Archambault. Au printemps 2012, il incarne le rôle de Samuel dans le long métrage Deux temps, trois mouvements de Christophe Cousin. Cette même année, on le retrouve dans Les 4 Soldats de Robert Morin, puis il tourne à l’automne 2012 le long métrage La garde de Sylvain Archambault. En 2013, il personnifie le rôle de François dans le long métrage Corbo de Mathieu Denis et en 2014, il est du premier long métrage de François Péloquin, Le bruit des arbres, aux côtés de Roy Dupuis. Depuis 2015, Antoine interprète le personnage d’Olivier dans la série Jérémie, diffusée sur les ondes de Vrak.


Jean-François CASABONNE

Père

Ayant participé à plus d’une cinquantaine de productions théâtrales, Jean-François Casabonne est un habitué des scènes du Québec. Ces dernières années, il a occupé celle du Théâtre du Nouveau Monde dans Roméo et Juliette (mise en scène Serge Denoncourt) Moby Dick (mise en scène Dominic Champagne) L’histoire du roi Lear (sous Denis Marleau) et Christine, la reine-garçon, de même que celle d’Espace GO avec Projet Andromaque, (deux mises en scène de Serge Denoncourt). On a pu le voir également au Théâtre du Rideau Vert dans Le repas des fauves (mise en scène Denise Filiatrault). Avec le Théâtre de l’Opsis, il a été de la distribution de plusieurs pièces du cycle Tchekhov, spectacles mis en scène par Serge Denoncourt. Au cinéma, soulignons ses rôles dans Le ring d’Anaïs Barbeau-Lavalette, La beauté de Pandore, de Charles Binamé, Toi de François Delisle et Nelligan de Robert Favreau, alors qu’à la télévision, on a pu le voir dans plusieurs séries telles que Les pays d’en haut, La Galère, Casino, Emma et Virginie. En tant qu’auteur, il a publié une quinzaine de textes dont les pièces La traversée (oratorio pour voix humaines), présentée au Théâtre Prospero en 2002, de même qu’un court roman, L’Homme Errata, paru aux éditions Fidès. Il est notamment auteur de l'essai du Je au Jeu et auteur-compositeur de plusieurs CDdont Une Girafe et un Pont.


Gaétan SOUCY

Auteur du roman

Gaétan Soucy est né à Montréal le 21 octobre 1958. Après des études en sciences au niveau collégial, puis en physique et en mathématiques à l’Université de Montréal, il termine des études littéraires à l’Université du Québec, puis obtient une maîtrise en philosophie avec un mémoire remarqué sur la théorie transcendantale des sciences dans la philosophie critique kantienne. Consacrant quelques années à l’étude de la langue et de l’écriture japonaises, il séjourne régulièrement au Japon à partir de 1986. En 1994, il publie L’Immaculée Conception, connu en France sous le titre 8 décembre (éd. Climats), ce qui lui a valu d’être honoré par le Festival du Premier roman de la ville de Chambéry (France). En 1997, il publie aux Éditions du Boréal son second roman, L’Acquittement, qui remporte le Grand Prix du Livre de Montréal. En 1998, il publie La Petite fille qui aimait trop les allumettes (lauréat du Prix Ringuet de l’Académie des lettres du Québec), qui constitue dès sa sortie un évènement littéraire lui valant une véritable reconnaissance internationale. En 2001, il publie Catoblépas, une œuvre théâtrale qui a été créée par le Théâtre UBU et qui sera présentée cette année-là au Théâtre d’Aujourd’hui. En 2002, il publie Music-Hall ! qui remporte le Prix des libraires du Québec, de même que le Prix France-Québec / Jean-Hamelin. En 2003, il reçoit le Grand Prix de Littérature française hors de France (Fondation Nessim Habif) pour son œuvre et plus particulièrement pour Music-Hall ! Gaétan Soucy est décédé à Montréal le 9 juillet 2013.


Marcel Giroux (GPA Films)

Producteur / Co-producer

Marcel Giroux a à son crédit plus d’une centaine de productions de types variés dont les longs métrage de fiction La petite fille qui aimait trop les allumettes de Simon Lavoie (2017) ; Là où Atilla passe … d’Onur Karaman (2016) ; Détour de Sylvain Guy (2009) ; le film choc Martyrs de Pascal Laugier (2008) ; Pure de Jim Donovan (2005) ; Chocolat, crème glacée et autres consolations de Julie Hivon (2001) ; Liste Noire de Jean-Marc Vallée (1995) ; les courts métrages Zie 37 Stagen de Sylvain Guy (1997) ; Stéréotypes de Jean-Marc Vallée (1993), et récemment, Imparfaite d’Émilie Gauthier (2013), présenté à la 3e édition de Canada : Talent tout court à Cannes. 

 

 

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Contact

Compagnie de production
GPA Films
Contact : Marcel Giroux

www.gpa-films.com
t. 450-674-7079
c. (514) 924 0549


Distributeur canadien
Fun Film Distribution

Contact : Francis Ouellette
(514) 272 4956
fouellette@funfilm.ca

 

Relations de Presse
Ixion Communications

Contact : Henry Welsh
(514) 944 6286
henry.welsh@ixioncommunications.com


Ventes internationales
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Contact : Anick Poirier
(514) 827 6428
anickp@filmsseville.com

 

 

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Bande annonce - français

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